Les lieux

Lilia, Plouider et Le Folgoët : ancrages familiaux

Ce dont nous allons parler dans ce site se passe dans le nord-ouest du Finistère, à une vingtaine de kilomètres au nord de Brest. Ci-dessous une carte de Bretagne pour situer l’action.

Pour être précis, les récits de Jeannette et des personnes de son entourage (familial et amical) que j’ai interrogées s’inscrivent dans une géographie limitée par trois communes :

  • Lilia où est née Jeannette
  • Plouider où est né Roger, son mari
  • Le Folgoët où ils se sont installés en 1980, et où Laurent et moi (leurs enfants) avons passé une partie de notre enfance.

Lilia et Plouider sont plus que des communes de naissance, ce sont des lieux d’ancrages familiaux sur plusieurs générations passées et actuelles.

Une précision : Lilia n’est pas une commune administrative en soi, elle fait partie de Plouguerneau mais dans la réalité sociale, Lilia fonctionne une commune et nous la désignerons comme telle.

Les trois communes, donc, sont soulignées en rouge sur la carte ci-dessous.

La mer, la campagne, le bourg

Jusqu’au milieu des années 1970, Lilia, Plouider et Le Folgoët étaient des communes aux profils sociaux très différents.

  • A Lilia, la mer est le cœur de l’activité des familles (pêche, marine marchande, marine de guerre, récolte du goémon) ; cette activité cohabite avec une agriculture vivrière
  • A Plouider, c’est la terre qui domine. Le territoire est agricole : les familles exploitent des terres en location pour l’essentiel. Des artisans ruraux sont aussi présents : meuniers,.
  • Au Folgoët, la campagne est agricole mais l’identité de la commune, c’est son sanctuaire marial

Dans les bourgs des trois communes, les populations se ressemblent ; on y rencontrent des commerçant.e.s, des artisan.e.s, des ouvrier.ère.s, des instituteur.rice.s, des fonctionnaires (de l’enseignement public, agent des PTT,…) et quelques religieux.se.s pour la vie paroissiale et les écoles (plus nombreux.ses au Folgoët comme il se doit).

Aujourd’hui, ces distinctions se sont effacées : les ménages qui résident dans ces communes ont, pour la très grande majorité une activité salariée (un grand nombre hors de la commune) ; les commerçants et artisans des bourgs sont toujours présents. Les activités maritimes (de Lilia) et agricoles (de Plouider et du Folgoët) se sont maintenues mais elles mobilisent une très faible partie de la population active des communes. Quant aux religieux et religieuses, ils et elles ont à peu près disparu.e.s du paysage, même au Folgoët où iels étaient nombreux.

Des images