Chute du nombre de brittophones (et de gallésant.e.s) au XXe siècle

L’effondrement du nombre de locuteur.ice.s du breton au XXe siècle est un évènement majeur de l’histoire du breton ; la situation du breton est très critique aujourd’hui et les craintes sont fortes quant à la pérennité du breton dans le paysage linguistique des décennies à venir.

L’Unesco classe le breton parmi les « langues sérieusement en danger » ; c’est le niveau 2 de sa nomenclature de la vitalité des langues qui va de 5 (sûre) à 0 (éteinte).

=> il faudra ajouter un mot sur la transmission famiale

107 000 brittophones en 2024 (et 132 000 gallèsant.e.s)

Le nombre de locuteur.ice.s du breton s’est effondré au XXe siècle. On comptait :

Cet effondrement ne concerne pas que le breton. Il y a deux langues régionales en Bretagne : le breton et le gallo ; le gallo est une langue romane parlée à l’est de la Bretagne (voir encadré 1). Or le gallo, aussi, est pris dans une érosion du nombre de ses locuteur.rice.s (gallèsant.e.s) : 132 000 en 2024 (tableau 1).

Tableau 1 : situation linguistique du breton et du gallo en 2024, en Bretagne, d’après l’enquête de TMO

Enquêtes sociolinguistiques et lacunes de données

Les estimations du nombre de locuteur.ice.s du breton (et du gallo) en 2024 du tableau 1 sont issues d’une enquête commandée par le Conseil régional de Bretagne à l’institut de sondage TMO dont les résultats complets sont disponibles sur le site du Conseil régional.

L’enquête de 2024 est la cinquième édition d’une série d’enquêtes commandées depuis 1990 à l’institut TMO par différentes institutions bretonnes. Dans la première enquête (en 1990), on estimait le 665 000 personnes comprenaient le breton et parmi elles, 250 000 le parlaient plus souvent que le français (champ géographique : Basse-Bretagne, uniquement).

Pour des estimations plus anciennes, faute de données issues de la statistique publique, il faut consulter les travaux des chercheur.se.s qui se sont consacré.e.s à l’évaluation du nombre de brittophones sur longue période ; comme ceux de Fanch Broudig qui estime qu’en 1950, plus d’un million de personnes parlait breton comme nous l’avons indiqué au début de ce chapitre (voir : « La Pratique du breton. De l’Ancien Régime à nos jours. », PUR, 1995).

Perdre sa langue, perdre sa culture, perdre sa religion.

Entre 1950 et aujourd’hui, en l’espace de 75 ans, en trois générations, le nombre de personnes qui parlent la langue bretonne a été divisé par dix. Au delà du domaine linguistique, c’est toute la société bretonne qui s’est radicalement transformée au XXe siècle. Jean Yves Le Disez que j’ai interviewé il y a quelques mois disait à ce sujet :

« La Bretagne est un pays qui en quelques décennies, a perdu sa langue, sa culture et sa religion ».

La très forte baisse du nombre personnes qui parlent breton n’a rien de naturel ; elle est la conséquence de l’exclusion institutionnelle de cette langue et du mépris de ceux et de celles qui la parlent dans la société française : la majorité des brittophones ont voulu échapper à la violence de ces processus de péjoration sociale en cessant de parler leur langue maternelle et en évitant de l’apprendre à leurs enfants… Il y a eu aussi un mouvement de résistance (nous le verrons aussi).

Ce qu’on dit ici du breton, on peut le dire du gallo.



; d'autres ont 'infériorisation dans cette économie d'infériorisation violente par essence les brittophones et les gallésant.e.s.

Dans cette économie de l’infériorisation du breton, les personnes dont le breton était la langue maternelle ont rejeté cette langue de leur vie familiale et sociale.
Le gallo (ou langue gallèse)
Deux langues régionales sont parlées en Bretagne : le breton et le gallo (ou langue gallèse).
Le gallo est parlé dans l’est de la Bretagne (Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, et parties est des Côtes-du-Nord et du Morbihan).
Le gallo est une langue d’oïl, c’est-à-dire une langue romane, issue du latin populaire, qui s’est développée au nord du territoire de la France actuelle (France métropolitaine).
Quelques mots de gallo. Présentation du gallo par l’Institut du gallo (cf infra) : La langue galèze ou galo, ét la langue romane de la Haote-Bertègn. Ol ét caozée en Ile-e-Vilaine, den le Morbihan de soulaire e den les Côtes-d’Ahaot de soulaire, e en Louére-de-Bertègn. 
Le gallo est soutenu par le Conseil régional de Bretagne au même titre que le breton et dispose d’un Institut de la langue gallèse (équivalent de l’Office public de la langue bretonne).


??? (est-ce nécessaire)Comme les autres langues d’oïl, le gallo se distingue des langues d’oc par :
– la palatisation de [k] en [ʃ] ; chaise : cathedra (latin), cadiera (occitan), chère (gallo)
– la spirantisation [b] en [v] ; février : februarius (latin), febrièr (occitan), feverieu (gallo) ???
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme en gallo : Le monde vienent su la térre librs tertous e s’ent’valent en drets e dignitë. Il lou apartient d’avaer de la réson e de la conscience e il ont de s’ent’enchevi conme feraen dés freres. (source lexicologos)

a fait un travail remarquable d’évaluation publié en 1995 : « .https://pur-editions.fr/product/3589/la-pratique-du-breton.. ssur la situations sociolinguistique du breton (ou d’autres langues régionale).

?

il faut consulter les travaux des chercheur.se.s en la matière car la statistique publique (INSEE, INEED, services statistiques des ministères) ne produit pas d’évaluations régulières de long terme dans un cadre méthodologique stable sur la situation linguistique du breton (ni des autres langues régionales de France). p

des langues régionales, et donc de breton.

Toutefois, pour le breton, la recherche académique donne de bonnes évaluations du nombre de ses locuteur.ice.s sur le temps long ; le chercheur et journaliste, Fañch Broudig en fait son thème de recherche. Selon lui, il y avait 1.1 million de locuteur.ice.s du breton en 1950 ; et sur plus long terme

recherche. Selon lui,

écrivain, en a en part e la situation socioloCependant, on dispose tout de même d’un certain nombre d’évaluations faites dans le cadre de la recherche académique qui donne de bonnes indicationsToutefois, on dispose des évaluations la recherche académique donne des nombruenous disposons d’évaluatiuons Pour le breton, on dispose des des e données mesuou de commandes d’institutions publiques passées à des instituts privés (comme c’est le cas des enquêtes de TMO).

Et pour se faire une idée sur la situation linguistique du breton sur le long terme, il faut mobiliser les évaluations des chercheur.se.s et singulièrement celles de Fañch Broudig qui a fait de l’évalaution

s issues données langue On dispose donc avec les enquêtes commanditées à Dans Les séries d’enquête réalisée Pour la situation avantUn mot sur les chiffres. ici __________________

Nous avons utilisé les disposons des données institutionnelles, celles des enquêtes commandées par le Conseil régional de Bretagne sur la pratique du breton et de gallo en Bretagne. Mais pour des données de plus long terme, avant 1990, nous avons utilisés les résultats les, nous ne disposons pas de données remonter sur des séries de plus long terme, ces données s’ajoutent le volet lingusitique du recenseofficielles Au moment de la publication de l’enquête de 1990-1991, Fañch Broudig a proposé une analyse de ses résultats dans un article publié dans le numéro 7 de la revue La Bretagne linguistique : « Réalisation d’une enquête sur la p

Fañch Broudic, journaliste, écrivain et chercheur a tenté des évaluations de la pratique du breton sur long terme. Il estime qu’en 1950, on comptait 1,1 millions de locuteurs et de locutrices du breton.