A propos des pardons et de la religion

Le second jour de la reprise, le 19 juillet 2025, nous avons parlé de la religion : des pardons (au Folgoët, à Lilia et à Tremenac’h), des formes de la piété populaire, et de l’argent dans l’église catholique (instrument d’exclusion).

D’abord, le pardon du Folgoët

Quelques remarques pour mieux comprendre les choses.

  • Le Folgoët est un sanctuaire.
  • Tous les ans, en septembre, se déroule un pardon. Pendant un week-end se succèdent des rituels parfois strictement conformes aux pratiques de l’église catholique romaine (messes et prières) mais avec des moments de piété populaire festive contre lesquels les autorités ecclésiastiques se sont opposées à l’occasion (procession en costumes traditionnels, retraite aux flambeaux, défilés des bannières et des croix, chants de cantiques bretons)
  • Le pardon célèbre la Vierge Marie et commémore la légende du miracle de Salaun ar Fol qui aurait vécu au XIV ième siècle dans le hameau d’Ellestrec à quelques kilomètres du bourg ; c’était un ermite qui priait Marie à longueur de journée ; il vivait de l’aumône de ses voisins. Après sa mort, sur sa tombe est apparu un lys dont les pétales portaient l’inscription « Ave Maria ».

La basilique et l’esplanade du pardon sont à quelques centaines de mètres de la maison de Jeannette. La maison a été construite sur des terres agricoles qui, avant d’être loties en 1977, servaient de parking de fortune au moment du pardon.

L’entretien avec sous-titre en breton

L’entretien avec sous-titres en français

Quelques photos que j’ai prises lors du Pardon de 2013 et que j’ai exposées à la Librairie Saint Christophe à Lesneven (merci Jean François Delapré et à toute l’équipe de la libraire).

Puis les pardons de Lilia et Tremenac’h

Ce sont des petits pardons : ils n’attirent que les gens de Lilia et de Plouguerneau. Mais ils fonctionnent comme celui du Folgoët avec des rituels empreints de piété populaire singulière : processions de bannières et des statuettes « Petits saints » (saints bretons et saints de l’église catholique romaine), et bénédictions de la mer et des bateaux. Il y a aussi des moment de grande émotion et de recueillement où l’on prie pour les proches qui sont morts en mer.

Les pardons sont aussi des questions d’argent. Ce sont les paroissiens les plus généreux avec l’église qui portent les bannières. C’était en tout cas comme ça durant l’enfance de Jeannette… Mais les choses ont changé depuis.

L’entretien avec sous-titre en breton

Entretien avec sous-titres en français

L’église, la piété populaire et l’argent

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Le pardon des Petits saints présenté par l’association Plouguerneau d’hier et d’aujourd’hui