La promenade : lieux et conditions d’enregistrement

En février 2018, Jeannette et moi, nous nous sommes promené.e.s à Lilia. En voiture.

Nous sommes arrêté.e.s à différents endroits qui étaient associés à des évènements, des pratiques sociales dont Jeannette elle avait été le témoin durant son enfance ; elle m’en a fait le récit, à chacun de nos stops.

Nous avons parcouru un espace assez réduit ; notre trajet n’a fait que deux ou trois kilomètres sur le littoral nord de Lilia.

Le parcours

Nous nous sommes arrêté.es à :

  • D’abord à Porzh Feuteun où on récoltait le pioka dans l’estran ;
  • Puis à Porzh gwenn où on enterrait les chevaux ;
  • Et à Kelerdut où ses sœurs venaient danser chez Ti Chan Peret
  • Et enfin, Lost an aod, en face de l’île Venan où on menait pour paître de maigres prairies (et d’où elles revenaient en nageant, certains soirs de marée haute).

Dans son récit, Jeannette fait surgir dans l’espace que je regarde avec elle, une société qui a disparu et dont la mémoire même, me semble avoir été oubliée. Ma formule n’est pas si excessive puisqu’après tout, la langue que parlaient les gens qui habitaient Lilia en 1950 est devenue inintelligible pour la plupart des personnes qui y habitent, aujourd’hui.

Enregistrements audios

J’ai commencé à enregistrer mes entretiens en breton avec Jeannette en 2017. Au début, je n’étais pas en mesure de faire des enregistrements vidéo.

La promenade à Lilia (2018) date de ces débuts. Les enregistrements de la promenade sont donc en audio. Ils ont été faits dans la voiture, ce qui leur donne un petit côté chuchoté, alors qu’on entend, au dehors, le souffle du vent sur la voiture ; c’est une mise en scène sonore que j’aime bien.

La carte

Le périple et ses stops, sur la carte ci-dessous (fond de carte issu de geoportail.fr)

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En février 2018, Jeannette et moi, nous nous sommes promené.e.s à Lilia. En voiture. Nous sommes arrêté.e.s à différents endroits qui étaient associés à des évènements, des pratiques sociales dont Jeannette elle avait été le témoin durant son enfance ; elle m’en a fait le récit, à chacun de nos stops.

Nous avons parcouru un espace assez réduit ; notre trajet n’a fait que deux ou trois kilomètres sur le littoral nord de Lilia.
Nous nous sommes arrêté.es à :


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dqsdqsdNous avons parcouru un espace assez réduit ; notre trajet n’a fait que deux ou trois kilomètres sur le littoral nord de Lilia. Nous nous sommes arrêté.es à :









En février 2018, nous sommes promenés, Jeannette et moi, à Lilia, en voiture.
Elle m'avait raconté quelques anecdotes de la vie à Lilia autrefois qui m'avaient étonné.
Je lui ai proposé une promenade à Lilia en voiture.
Nous nous sommes arrêté.es à Meledan, puis à Beret ar c'hezeg, à Kelerdut et enfin en face de l'Ile Venan. A chaque arrêt, je lui demandais de me raconter à nouveau ces histoires anciennes ; j'ai enregistré nos entretiens.
Ce fut une belle balade.
Pas plus de trois kilomètres.

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  • D’abord à Porzh Feuteun où on récoltait le pioka dans l’estran ;
  • Puis à Porzh gwenn où on enterrait les chevaux ;
  • Et enfin, Lost an aod, en face de l’île Venan où on menait pour paître de maigres prairies (et d’où elles revenaient en nageant, certains soirs de marée haute).
  • Et à Kelerdut où ses sœurs venaient danser chez Ti Chan Beret
  • oo

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