{"id":1106,"date":"2022-11-04T13:21:27","date_gmt":"2022-11-04T12:21:27","guid":{"rendered":"https:\/\/didier.ywo.fr\/?page_id=1106"},"modified":"2025-11-18T14:08:53","modified_gmt":"2025-11-18T13:08:53","slug":"breton-populaire-breton-des-clercs-la-grande-rupture","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/breton-populaire-breton-des-clercs-la-grande-rupture\/","title":{"rendered":"La langue bretonne exclue des institutions publiques"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">intro<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Euph\u00e9misation de la violence faite aux lcouteurs.ices du breton<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le grand public, on sait que le breton dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise est plut\u00f4t per\u00e7u comme une langue du pass\u00e9 (c\u2019est le cas de toutes les langues r\u00e9gionales)&nbsp;; on sait aussi que le breton a longtemps \u00e9t\u00e9 m\u00e9pris\u00e9 et exclu des institutions publiques (\u00e9coles, m\u00e9dias publiques) et on veut bien accepter qu\u2019un mouvement culturel qui tente de r\u00e9tablir donner \u00e0 la langue bretonne une l\u00e9gitimit\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cependant tous les termes employ\u00e9s ci-dessus sont tr\u00e8s euph\u00e9miques par rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue par ceux et celles qui parlent le breton et qui ont \u00e9t\u00e9 pris.es, \u00e0 certains moments de leur existence, dans des situations de violence (symbolique et incarn\u00e9e)  parce que, justement, ils ou elles parlaient breton.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un seul exemple&nbsp;: le t\u00e9moignage de Jean L. que j\u2019ai rencontr\u00e9 en mai 2019. Quand il fait sa premi\u00e8re rentr\u00e9e \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1940, \u00e0 l\u2019\u00e9cole de Plouguerneau (\u00e9cole catholique), il a 6 et 7 ans et il est monolingue en breton. \u00c9videmment, il est perdu dans ce lieu o\u00f9 les ma\u00eetres parlent fran\u00e7ais et l\u2019obligent \u00e0 parler dans cette langue qu\u2019il ne conna\u00eet pas. Pour lui faire bien comprendre que le breton est interdit dans l\u2019\u00e9cole, quand les ma\u00eetres le surprennent \u00e0 parler breton, ils le punissent en lui frappant avec une r\u00e8gle sur le bout des doigts. Quand Jean L. me raconte ces \u00e9v\u00e8nements, il mime le geste des doigts tendus et frapp\u00e9s et la douleur qui en suit. Il me dit que les ma\u00eetres de son \u00e9cole n\u2019\u00e9taient juste brutaux&nbsp;; ils \u00e9taient cruels (kriz).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A-t-il parl\u00e9 breton \u00e0 ses enfants ? Bien s\u00fbr que non, cela aurait \u00e9t\u00e9 leur transmettre un handicap. Sa position par rapport au breton aujourd\u2019hui&nbsp;? C\u2019est une langue du pass\u00e9 qui ne sert \u00e0 rien qui a sa place au mus\u00e9e, et c\u2019est tout\u2026 Il parle de sa langue maternelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voil\u00e0 ici, donc un t\u00e9moignage de cette violence faite aux brittophones en raison de leur langue. Et ici d\u2019une violence faite \u00e0 un enfant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette violence \u00e9tant dite, on peut dire quelques mots sur les  m\u00e9caniques qui firent du breton une langue stigmatis\u00e9e, dont les locuteurs.ices premiers se sont eux et elles m\u00eame \u00e9loign\u00e9.es. <\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La langue bretonne longtemps exclue des institutions publiques<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>(commencer ici) <\/strong>L\u2019effondrement du nombre de brittophones est la cons\u00e9quence pr\u00e9visible d\u2019un certain nombre de facteurs qui ont touch\u00e9 l&rsquo;ensemble des langues r\u00e9gionales de France car toutes les langues r\u00e9gionales ont toutes connu une \u00e9rosion consid\u00e9rable de leurs effectifs edpuis un si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019abord, le breton a \u00e9t\u00e9 exclu pendant des d\u00e9cennies des institutions publiques nationales d\u2019\u00e9ducation, de culture et de communication (m\u00e9dias)&#8230; M\u00eame si les choses se sont am\u00e9lior\u00e9es au fil du temps. <\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Education nationale et langue bretonne<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour la Troisi\u00e8me r\u00e9publique, le programme d\u2019une \u00e9ducation nationale exclue d&#8217;embl\u00e9e les langues r\u00e9gionales. On site souvent la d\u00e9claration d&rsquo;Anatole de Monzie, ministre de l\u2019Instruction Publique (1925) : \u00ab Pour l\u2019unit\u00e9 linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour  assurer cette mission, les enseignant.e.s des \u00e9coles publiques (souvent imit\u00e9.e.s par ceux et celles des \u00e9coles priv\u00e9es) mettent en place dans les classes des dispositifs vexatoires et humiliants qui pousseront les enfants \u00e0 ne plus parler breton \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. L&rsquo;un d&rsquo;eux restera comme un traumatisme dans la soci\u00e9t\u00e9 bretonne, il s&rsquo;agit du symbole : les enfants se surveillaient mutuellement, celui qui \u00e9tait surpris \u00e0 parler breton se voyait remettre un objet, le symbole, et une punition \u00e9tait inflig\u00e9e en fin de journ\u00e9e au dernier d\u00e9tenteur de l\u2019objet.  Franch Broudig d\u00e9crit ce proc\u00e9d\u00e9 terriblement efficace dans toutes ses vari\u00e9t\u00e9s d\u00e9l\u00e9t\u00e8res dans cet article : <a href=\"https:\/\/books.openedition.org\/pur\/235296\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00ab\u00a0Le symbole et les autres dispositifs d\u2019exclusion de la langue bretonne de l\u2019\u00e9cole\u00a0\u00bb <\/a>(Presses Universitaires de Rennes, 2024).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il faut attendre le d\u00e9but des ann\u00e9es 1951, pour que l\u2019\u00c9ducation nationale s\u2019ouvre tr\u00e8s timidement aux langues r\u00e9gionales et donc au breton : la loi Deixone autorise l&rsquo;enseignement facultatif du breton (hors cursus) ; puis en 1970, on peut se pr\u00e9senter \u00e0 une \u00e9preuve de langue r\u00e9gionale&#8230; Au fil des ans, \u00e0 force de lutte militante, le breton s&rsquo;installe dans les \u00e9coles publiques de Bretagne. Cependant, on est loin d&rsquo;une pr\u00e9sence massive et institu\u00e9e comme en t\u00e9moigne le faible d\u00e9veloppement des fili\u00e8res bilingues fran\u00e7ais\/breton au sein de l\u2019\u00c9ducation nationale : les classes bilingues Div Yezh (Deux langues) r\u00e9unissaient xxx \u00e9l\u00e8ves en 2024. C\u2019est bien peu par rapport aux 567&nbsp;376 \u00e9l\u00e8ves que comptaient l\u2019acad\u00e9mie cette ann\u00e9e-l\u00e0. Les sections bilingues de l&rsquo;enseignement priv\u00e9 (Dihun) sont moins nombreuses encore : x \u00e9l\u00e8ves en 2024. Quant aux \u00e9coles de l&rsquo;association Diwa\u00f1 o\u00f9 tout se passe en breton, elles scolarisaient x \u00e9l\u00e8ves en 2024 (cependant le poids de Diwa\u00f1 dans le paysage linguistique de la Bretagne va bien au-del\u00e0 du nombre de ses \u00e9l\u00e8ves).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"274\" src=\"https:\/\/didier.ywo.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/skoliou-1024x274.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1315\" srcset=\"https:\/\/didier.ywo.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/skoliou-1024x274.jpg 1024w, https:\/\/didier.ywo.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/skoliou-300x80.jpg 300w, https:\/\/didier.ywo.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/skoliou-768x206.jpg 768w, https:\/\/didier.ywo.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/skoliou.jpg 1136w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Cha\u00eenes publiques de radio et de t\u00e9l\u00e9vision.<\/strong> Pour la radio, si aujourd&rsquo;hui, il y a x heures de breton quotidien plus trois heures le weekend, sur l&rsquo;antenne r\u00e9gionale de Radio France (Ici Breizh Izel), au moment de sa cr\u00e9ation en 1964, on ne diffusait qu&rsquo;une seule \u00e9mission en breton par jour : un r\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;actualit\u00e9 qui durait moins de deux minutes. Et pour la t\u00e9l\u00e9vision publique, \u00e0 la cr\u00e9ation de la chaine r\u00e9gionale en xxx, il y avait x minutes de breton par jour \u00e0 l&rsquo;antenne. Aujourd&rsquo;hui : x minutes par jour plus trois heures le weekend.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">T\u00e9l\u00e9vision, radio publiques et langue bretonne<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La place de la langue bretonne dans les m\u00e9dias publics est tr\u00e8s limit\u00e9e, et elle est toujours incertaine.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Radio publique<\/strong>. Les \u00e9missions en breton sont \u00e9mises sur les antennes r\u00e9gionales de la radiodiffusion publique. On n\u2019entend peu de breton quand le syst\u00e8me se met en place : 5 minutes de chronique hebdomadaire en 1964 ; cela s\u2019am\u00e9liore dans les ann\u00e9es 1980 (5 heures par semaine)&nbsp;et l\u2019offre d\u2019\u00e9missions en breton s\u2019est stabilis\u00e9e autour de 6 heures par semaine, aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>T\u00e9l\u00e9vision publique<\/strong>. Comme pour la radio, le breton appara\u00eet sur l\u2019antenne r\u00e9gionale du r\u00e9seau de t\u00e9l\u00e9vision publique. Les d\u00e9buts sont tr\u00e8s timides : un flash d\u2019informations en breton de 1 minute 30 secondes tous les vendredis en 1960 (plus un autre les mardis \u00e0 partir de 1964). En 1971, s\u2019ajoute une \u00e9mission de 20 minutes tous les 15 jours\u2026 A force de petits pas, on arrive \u00e0 une pr\u00e9sence \u00e9triqu\u00e9e du breton de 1 heure 30 minutes par semaine sur l\u2019antenne r\u00e9gionale du syst\u00e8me publique de France TV.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Face \u00e0 une offre publique tr\u00e8s limit\u00e9e, des radios associatives totalement en breton proposent des alternatives s\u00e9rieuses et il y a du breton sur certaines cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision priv\u00e9es r\u00e9gionales (voir partie suivante).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9fiance politique<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce n&rsquo;est pas surprenant de voir le breton si mal trait\u00e9 dans l&rsquo;Education nationale, ainsi qu&rsquo;\u00e0 la radio et la t\u00e9l\u00e9vision publiques parce qu&rsquo;il y a une v\u00e9ritable d\u00e9fiance des responsables politiques fran\u00e7ais (qui  fine, ce sont eux qui d\u00e9cident de la destin\u00e9e de ces institutions publiques) vis-\u00e0-vis du breton et toutes les langues r\u00e9gionales. Au fil des d\u00e9cennies, ces responsables, parfois au plus haut niveau de l&rsquo;\u00e9tat, ont multipli\u00e9 les d\u00e9clarations sans fard cette d\u00e9fiance de principe envers les langues r\u00e9gionales (donc du breton) :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Emmanuel Macron, pr\u00e9sident de la R\u00e9publique fran\u00e7aise (2024) : \u00ab\u00a0Les langues r\u00e9gionales \u00e9taient un instrument de division de la Nation\u00a0\u00bb<\/li>\n\n\n\n<li>D&rsquo;autres <\/li>\n\n\n\n<li>Et pour finir, au lendemain de la R\u00e9volution fran\u00e7aise, Bertrand Barr\u00e8re, membre du Comit\u00e9 de Salut public (1794) : \u00ab\u00a0Le f\u00e9d\u00e9ralisme et la superstition parlent bas-breton ; [&#8230;] et le fanatisme parle le basque. Cassons ces instruments de dommage et d&rsquo;erreur \u00ab\u00a0. <\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je reconnais que je fais ici une pr\u00e9sentation \u00e0 charge du monde politique et du breton en France car il y a aussi des responsables qui portent un regard plus positif sur les langues r\u00e9gionales en particulier au niveau local ; pour le breton, on peut l&rsquo;article de x \u00e0 ce sujet&#8230; Mais il faut reconna\u00eetre qu&rsquo;entre la culture globale de la d\u00e9fiance vis \u00e0 vis des langues du breton et des langues r\u00e9gionales dans leur ensemble parmi le personnel politique en France et les manifestations de sympathie avec le projet de soutenir leur d\u00e9veloppement, c&rsquo;est bien le premier mouvement qui l&#8217;emporte au niveau national.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9pris<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A cette d\u00e9fiance politique, s&rsquo;ajoute un m\u00e9pris culturel qui traverse (traversait, plut\u00f4t) toute la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise <\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>dans la culture savante ; quelques citations des auteurs classique (ceux qu&rsquo;on apprend dans les \u00e9coles) ; Flubert ; Balzac ; hugio<\/li>\n\n\n\n<li>dans la culture populaire avec le terme embl\u00e9matique qui au d\u00e9part un t\u00a0\u00bberme de m\u00e9pris \u00e0 l&rsquo;attention dzes bertons qui viennent toujours d&rsquo;un plou-quelque chose et qui s&rsquo;adresse d\u00e9sormais \u00e0 toutes personnes un peu rustique et donc m\u00e9prisable<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutefois, cette vision m\u00e9prisante appartient au pass\u00e9 car depuis des ann\u00e9es (au monis les ann&amp;\u00e9es 19+70), l&rsquo;image de la bretagbe est devenu trous poisitve ; ce dont t\u00e9mopigne l&rsquo;extraordinaire r\u00e9ussite du tourisme breton : <a href=\"https:\/\/pro.tourismebretagne.bzh\/etudes\/la-frequentation-touristique-des-clienteles-francaises-en-continu\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">111 millions de nuit\u00e9es en 2024 (oui, oui, 111 milions), pour un chiffre d&rsquo;affaire de () soit x% du PIB r\u00e9gioanel et etant d&#8217;emploi<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais, m\u00eame si les repr\u00e9sneant cutglurelels ont v\u00e9ritablement chang\u00e9 a la faveur de la bretagne, il n&rsquo;ne reste pas moins que toutes les personnes que j&rsquo;ai rencontr\u00e9es m&rsquo;ont parl\u00e9 d&rsquo;un m\u00e9pris pour la Bretagne et la langue bretonne&#8230; et des efforts qu&rsquo;elles ont faites pour ne plus \u00eatre plouc.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Violence faite \u00e0 ceux et celles qui parlent breton<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certes, le breton fait sa place \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, \u00e0 la radio, et \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, certes, les repr\u00e9sentations culturelles dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise ont nettement chang\u00e9 en faveur de la Bretagne, mais il n&rsquo;en reste pas moins que toutes les personnes que j&rsquo;ai rencontr\u00e9es m&rsquo;ont dit qu&rsquo;elles avaient le sentiment que le breton et la culture bretonne \u00e9tait plut\u00f4t d\u00e9valoris\u00e9e et m&rsquo;ont parl\u00e9 d&rsquo;exp\u00e9riences de p\u00e9joration douloureuse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En fait, tout ce dont je viens de parler dans les paragraphes ci-dessus rel\u00e8vent de mouvements macro-sociaux, macro-culturels, mais au niveau individuel, ces mouvements se sont traduit par des violences faites aux personnes : le m\u00e9pris d&rsquo;une culture et d&rsquo;une langue, c&rsquo;est le m\u00e9pris d&rsquo;une personne qui appartient \u00e0 cette culture et qui parle cette langue, c&rsquo;est une violence faite personne \u00e0 cette personne, un rapport de domination produit par les uns et subis par les autres&#8230; Ce dont nous allons parl\u00e9 dans le paragraphe qui suit. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(Fin de la partie) <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(\u00e0 mettre ailleurs) Il n&rsquo;y a plus en France, l&rsquo;expression explicite d&rsquo;une volont\u00e9 de faire disparaitre les langues r\u00e9gionales et donc le breton du paysage linguistique national comme \u00e7a pu l&rsquo;\u00eatre par le pass\u00e9 ; aujourd&rsquo;hui, on ne cherche pas \u00e0 nuire \u00e0 ces langues en tant que telles (on ne les pr\u00e9sente plus comme des sous-langues) mais c&rsquo;est juste que sur le plan institutionnel, seul le fran\u00e7ais est la langue de la r\u00e9publique et si on reconna\u00eet les langues r\u00e9gionales, ce n&rsquo;est qu&rsquo;au titre comme \u00e9l\u00e9ments du patrimoine culturel national ; mais de facto, que les projets de d\u00e9veloppement des langues r\u00e9gionales port\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement par des hommes et femmes se heurtent toujours \u00e0 ce mur institutionnel : aucun de ces ne doit porter atteinte \u00e0 la primaut\u00e9 du fran\u00e7ais ; \u00e0 ce titre, l&rsquo;enseignement des langues r\u00e9gionales par immersion comme c&rsquo;est le cas \u00e0 Diwan, dans les Calendretas, est structurellement fragile et potentiellement ce choix p\u00e9dagogique ppurrait \u00eatre remis en cause \u00e0 tout moment parce que cela fait de ces \u00e9coles des lieux o\u00f9 le fran\u00e7ais n&rsquo;a pas la primaut\u00e9 institutionnel. L&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 de statu des langues n&rsquo;interdit pas l&rsquo;usage des langues r\u00e9gioanles mais en limite consid\u00e9rablement les possibilit\u00e9s de d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">fait que le d\u00e9veloppement s droits de l&rsquo;en; ce n&rsquo;est pas eut \u00eatre toutcontestable )c&rsquo;est la raison pour laquelle les projets de d\u00e9veloppement de faire reconna\u00eetre s fili\u00e8res au statut d\u00e9veloppement les langues r\u00e9gionales ne doivent entrer en concurrence  in fine, cela veut dire  comme patrimoine de la nation ;  compte tenu ; il y a eu cette expression au d\u00e9but du XXviolence&#8230; qu&rsquo;elles resentent , e ezhes soudu d\u00e9sir<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">s  et in fine, ce sont eux qui d\u00e9cident de la destin\u00e9e de ces institutions publiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">e\u00e0 la t\u00eate de la t\u00e9l\u00e9visiones m\u00e9dias publics Sur le plan politique, le breton, en fait toutes les langues r\u00e9gionales sont avec d\u00e9fiance par les autorit\u00e9s nationales. Du d\u00e9but de l&rsquo;\u00e8re moderne jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui, les autorit\u00e9s politiques d\u00e9clarent leur d\u00e9fiance vis-\u00e0-vis des langues r\u00e9gionales et leur envie de les rayer du paysage national. Quelques d\u00e9clarations embl\u00e9matiques :\u00a0\u00bbLe f\u00e9d\u00e9ralisme et la superstition parlent bas-breton ; [&#8230;] et le fanatisme parle le basque. Cassons ces instruments de dommage et d&rsquo;erreur \u00ab\u00a0. Bertrand Barr\u00e8re, membre du Comit\u00e9 de Salut public (1794)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">fzer : \u00ab\u00a0\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Pour l\u2019unit\u00e9 linguistique de la France, la langue bretonne doit dispara\u00eetre\u00a0\u00bb. Albert de Monzie, Ministre de l&rsquo;Instruction (1925)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">To,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">on ne comptait qu&rsquo;un peu publique : en 1964, une antenne r\u00e9gionale du r\u00e9seau publique se met en place en Bretagne ; la place du breton y est r\u00e9duite \u00e0 un flash d&rsquo;information de moins de deux minutes. En 1971, on ajoute une \u00e9mission en breton de 15 minutes tous les quinze jours&#8230; Il faudra attendre de nombreuses avant d&rsquo;attendre l&rsquo;offre publique actuelle o\u00f9, sur l&rsquo;antenne r\u00e9gionale de Radio France (Ici Breizh Izel), une heure et demi d&rsquo;\u00e9missions en breton.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">T\u00e9l\u00e9vision publique <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et sur   Il n&rsquo;existe pas de cha\u00eenes brittophones ou au moins bilingue. Aujourd&rsquo;hui,  pour l&rsquo;ine ni r\u00e9duite \u00e9lm\u00e9dias publiques, il n\u2019y a aucune cha\u00eene v\u00e9ritablement bilingue, encore moins brittophone sur le r\u00e9seau publique de radio et de t\u00e9l\u00e9vision&nbsp;nationale ; il y a des \u00e9missions en breton sur les antennes r\u00e9gionales de Radio France et de France TV mais cette offre est limit\u00e9e et elle est sans commune mesure avec le traitement des langues celtiques cousines du breton au Pays de Galles (cha\u00eene de la BBC 100% en gallois) et en Irlande.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A cela s\u2019ajoute une vision patrimoniale voire folklorisante du breton (plus globalement de la culture bretonne) qui fait obstacle \u00e0 son d\u00e9veloppement et \u00e0 une normalisation de son usage dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, \u00e0 tout le moins en Bretagne\u2026 Sans compter, la m\u00e9fiance sur la loyaut\u00e9 des locuteurs et les promoteurs de la langue&nbsp;:&nbsp;\u00bb&nbsp;\u00bb, disait le Pr\u00e9sident Emmanuel Macron.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les personnes que j\u2019ai interrog\u00e9es ont toutes t\u00e9moign\u00e9 de la violence du rejet de leur langue maternelle&nbsp;dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise&nbsp;; avec une exp\u00e9rience traumatique r\u00e9currente&nbsp;: l\u2019interdiction de parler le breton sanctionn\u00e9e par des punitions humiliantes voire des ch\u00e2timents corporels.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les conditions d\u00e9crites ci-dessus, l\u2019\u00e9rosion du breton dans la soci\u00e9t\u00e9 bretonne \u00e9tait \u00e0 peu pr\u00e8s certaine.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9pris culturel et d\u00e9fiance politique<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u00ab\u00a0Le f\u00e9d\u00e9ralisme et la superstition parlent bas-breton ; [&#8230;] et le fanatisme parle le basque. Cassons ces instruments de dommage et d&rsquo;erreur \u00ab\u00a0. Bertrand Barr\u00e8re, membre du Comit\u00e9 de Salut public (1794)<\/li>\n\n\n\n<li>fzer : \u00ab\u00a0\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb<\/li>\n\n\n\n<li>\u00ab\u00a0Pour l\u2019unit\u00e9 linguistique de la France, la langue bretonne doit dispara\u00eetre\u00a0\u00bb. Albert de Monzie, Ministre de l&rsquo;Instruction (1925)<\/li>\n\n\n\n<li>\u00ab\u00a0Les langues r\u00e9gionales \u00e9taient un instrument de division de la Nation\u00a0\u00bb, Emmanuel Macro, Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique (2024)<\/li>\n\n\n\n<li>To, <\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">, dans les premiers temps de la R\u00e9volution fran\u00e7aise, tout va bien : les d\u00e9crets de la R\u00e9publique sont traduits dans les langues autochtones ; sans \u00e7a, de toute fa\u00e7on, ils seraient incompris de citoyen.nes totalement monolingue dans leur maternelle non fran\u00e7aise. Mais apr\u00e8s des mouvements de r\u00e9volte dans les Provinces, les institutions politiques ne sont plus du tout favorables aux langues r\u00e9gionales. Bertrand Bar\u00e8re, membre du Comit\u00e9 de Salut public d\u00e9clare \u00a0\u00bb Le f\u00e9d\u00e9ralisme et la superstition parlent bas-breton ; l&rsquo;\u00e9migration et la haine de la R\u00e9publique parlent allemand ; la contre-r\u00e9volution parle l&rsquo;italien, et le fanatisme parle le basque. Cassons ces instruments de dommage et d&rsquo;erreur \u00ab\u00a0. &lsquo;attitude se radicalisent iff\u00e9rents ieises modere <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/hal.univ-brest.fr\/hal-04579341v1\/document\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ratique du breton\u00a0\u00bb<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ajouter un petit paragraphe sur l&rsquo;aspect institutionnel de l&rsquo;exclusion<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><a href=\"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/langue-bretonne-presentation\/\">Retour au menu de \u00ab&nbsp;Langue bretonne : pr\u00e9sentation&nbsp;\u00bb<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Dynamisme du mouvement breton<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La soci\u00e9t\u00e9 bretonne n\u2019est pas rest\u00e9e passive&nbsp;; un mouvement culturel de grande ampleur s\u2019est install\u00e9 durablement dans le paysage. En plusieurs vagues, ce mouvement (Emsav, l) a d\u00e9fendu et d\u00e9velopp\u00e9 le breton et cr\u00e9\u00e9 dans cette langue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aujourd\u2019hui, un tissu associatif a suppl\u00e9\u00e9 au manquement de la puissance publique dans le domaine des m\u00e9dias (radios brittophones, cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision brittophones sur le web, journaux et revues), des \u00e9coles bilingues (Diwa\u00f1), formation continue (Roudour),\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><a href=\"https:\/\/www.radiobreizh.bzh\/fr\" target=\"_blank\" rel=\" noreferrer noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"446\" height=\"122\" src=\"https:\/\/didier.ywo.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/radiobzh.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1318\" srcset=\"https:\/\/didier.ywo.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/radiobzh.jpg 446w, https:\/\/didier.ywo.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/radiobzh-300x82.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 446px) 100vw, 446px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du c\u00f4t\u00e9s des entreprises priv\u00e9es de m\u00e9dias, des cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision existent qui donnent une place \u00e0 des \u00e9missions et \u00e0 la cr\u00e9ation en breton ; <a href=\"https:\/\/www.tebeo.bzh\/emission\/fictions-en-breton\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">en particulier les cha\u00eenes TBO et T\u00e9b\u00e9sud du groupe T\u00e9l\u00e9gramme.  <\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La litt\u00e9rature bretophone du vingti\u00e8me et d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019a pas \u00e0 rougir de ces productions, avec des personnalit\u00e9s comme Per Jakez Elias, A\u00f1jela Duval qui lui ont donn\u00e9 une visibilit\u00e9 nationale et internationale incontestable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du c\u00f4t\u00e9s des entreprises des m\u00e9dias, des cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision priv\u00e9e existent qui donnent une place \u00e0 des \u00e9missions et \u00e0 la cr\u00e9ation en breton ; <a href=\"https:\/\/www.tebeo.bzh\/emission\/fictions-en-breton\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">en particulier les cha\u00eenes TBO et T\u00e9b\u00e9sud du groupe T\u00e9l\u00e9gramme.<\/a> Et il faut citer l&rsquo;exp\u00e9rience malheureuse de TV Breizh qui aujourd&rsquo;hui, est une cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision sans \u00e2me qui diffuse des s\u00e9ries am\u00e9ricaines, mais qui au moment de sa cr\u00e9ation a donn\u00e9 chair au breton sous l&rsquo;impulsion Rozenn Milin, elle m\u00eame brittophone.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On peut <a href=\"https:\/\/www.brezhoweb.bzh\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">parler encore de Brezhoweb cr\u00e9\u00e9e par Lionel Buannic (un ancien de TV Breizh) qui est une cha\u00eene 100 % breton sur le web.<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Breton populaire, breton des clercs&nbsp;: la rupture<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et il faut aussi dire un mot du travail de modernisation et de codification de la langue bretonne qui a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 depuis la fin du XIXi\u00e8me si\u00e8cle par les \u00e9crivains, les linguistes breton.nes. Il \u00e9tait difficile de standardiser une langue aux vari\u00e9t\u00e9s dialectales si fortes&nbsp;; in fine, leurs travaux a abouti une forme standard qui s\u2019est impos\u00e9 dans les institutions, le peurunvan.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais l\u2019adh\u00e9sion au peurunvan n\u2019est pas unanime parmi les clercs de la langue bretonne qui ont \u0153uvr\u00e9 \u00e0 son d\u00e9veloppement. Il y a d&rsquo;autres propositions : ar skolveurieg (l&rsquo;universitaire), an etrerannyezhel (l&rsquo;interdialectale). En outre, le peurunvan est accus\u00e9 par ses d\u00e9tracteurs d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 port\u00e9 par des sympathisants de l&rsquo;occupant allemand pendant la Seconde guerre mondiale. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Malheureusement, de son c\u00f4t\u00e9, le peuple des bretonnant.es (puisque c\u2019est comme \u00e7a qu\u2019iels s\u2019appellent) a d\u2019autant moins adopt\u00e9 ce peurunvan qu\u2019iels ne le comprenaient pas toujours. C\u2019\u00e9tait comme une vari\u00e9t\u00e9 dialectale nouvelle du breton qui aurait n\u00e9cessit\u00e9 un moment de familiarisation pour la comprendre\u2026 Cela ne s\u2019est pas fait. Dans une certaine mesure, il n\u2019est pas faux de dire que les bretonnant.es ordinaires ont \u00e9t\u00e9 exclu.es de la modernisation de leur langue maternelle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Alato, n&rsquo;eo ket echu c&rsquo;hoazh (Enfin, ce n&rsquo;est pas encore fini)<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019ai bien conscience de dresser un portrait attristant de tr\u00e8s joyeux de la situation du breton\u2026 C\u2019est excessif. Je fais partie de cette longue liste qui annonce la fin de la langue bretonne\u2026 Si je fais, ce site, c\u2019est que je ne me crois pas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La suite :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/breton-populaire-breton-des-clercs\/\">Breton populaire, breton des clercs : la grande rupture<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><a href=\"https:\/\/didier.ywo.fr\/\">Ou retour \u00e0 la page d\u2019accueil<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>intro Euph\u00e9misation de la violence faite aux lcouteurs.ices du breton Dans le grand public, on sait que le breton dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise est plut\u00f4t per\u00e7u comme une langue du pass\u00e9 (c\u2019est le cas de toutes les langues r\u00e9gionales)&nbsp;; on sait aussi que le breton a longtemps \u00e9t\u00e9 m\u00e9pris\u00e9 et exclu des institutions publiques (\u00e9coles,&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/breton-populaire-breton-des-clercs-la-grande-rupture\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">La langue bretonne exclue des institutions publiques<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1106","page","type-page","status-publish","hentry","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1106","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1106"}],"version-history":[{"count":55,"href":"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1106\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1675,"href":"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1106\/revisions\/1675"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didier.ywo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1106"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}